Le cercle des quintes · Tonalités et armures · Théorie musicale
Si l’on dispose les tonalités majeures de quinte en quinte vers le haut, chacune ajoute un dièse à la précédente : Do, Sol, Ré, La, Mi, Si, Fa♯ et Do♯.…
Le cercle des quintes
Si l’on dispose les tonalités majeures de quinte en quinte vers le haut, chacune ajoute un dièse à la précédente : Do, Sol, Ré, La, Mi, Si, Fa♯ et Do♯. Vers le bas, chaque quinte ajoute un bémol : Fa, Si♭, Mi♭, La♭, Ré♭, Sol♭ et Do♭. C’est le cercle des quintes ; les tonalités mineures suivent le même ordre, chacune avec sa relative.
À ses extrémités, le cercle se referme en trois paires enharmoniques, qui sonnent de la même façon : Si majeur et Do♭ majeur, Fa♯ majeur et Sol♭ majeur, Do♯ majeur et Ré♭ majeur. Il y a en tout quinze armures.
Qui l’a dessiné et pourquoi il se referme
Le premier cercle des quintes connu apparaît dans la Grammatika de Nikolaï Diletski, de 1677. Johann David Heinichen publia le sien en 1711, et des théoriciens ultérieurs placèrent les tonalités mineures dans un cercle intérieur, comme ici.
Que le cercle se referme est une convention du tempérament. Douze quintes pures ne reviennent pas exactement à la note de départ : elles la dépassent d’environ 23 cents, près d’un quart de demi-ton, le comma pythagoricien. Le tempérament égal répartit cette différence entre les douze quintes, chacune un peu plus étroite : c’est pourquoi Fa♯ et Sol♭ peuvent être la même tonalité.