Une vieille connaissance : la sixte augmentée · La substitution tritonique · Théorie musicale
Le jazz n’a pas inventé cette sonorité. La musique classique utilisait les accords de sixte augmentée depuis le XVIIIe siècle, en les résolvant sur la…
Une vieille connaissance : la sixte augmentée
Le jazz n’a pas inventé cette sonorité. La musique classique utilisait les accords de sixte augmentée depuis le XVIIIe siècle, en les résolvant sur la dominante avec la basse descendant d’un demi-ton. L’un d’eux, la sixte dite allemande, a exactement le même son que le substitut de V⁷/V.
En Do majeur, La♭, Do, Mi♭, Fa♯ se résout sur Sol ; A♭7 a ces notes, sauf l’écriture : Sol♭ au lieu de Fa♯. L’écriture change selon où va la voix : Fa♯ monte à Sol, Sol♭ descend à Fa. Un même accord peut donc ouvrir la porte d’une autre tonalité, sans que l’oreille le sache avant la résolution.