Gammes pour improviser · Théorie musicale
Quelle gamme joue-t-on d’habitude sur chaque accord : les modes du II – V – I, les dominantes vers le mineur, le substitut tritonique et les dominantes altérées.
Une gamme par accord
Improviser sur une progression, c’est savoir à tout moment quelles notes conviennent. Le jazz moderne a organisé cette question en une idée : chaque accord a une gamme qui le contient et qui porte aussi ses tensions. C’est la théorie accord-gamme, systématisée dans la seconde moitié du XXe siècle.
Dans une tonalité majeure, chaque degré prend le mode qui commence sur lui : Dm7, dorien ; Em7, phrygien ; FMaj7, lydien ; G7, mixolydien ; Am7, éolien ; Bm7(♭5), locrien. Ce sont toujours les notes de la même gamme, mais le centre de gravité se déplace. I prend l’ionien et aussi le lydien, qui évite Fa, la note la plus difficile sur cet accord.
Un raccourci pour trouver chaque mode
Pour connaître les notes d’un mode sur n’importe quelle hauteur, cherchez la gamme majeure qui le contient. La distance est toujours la même : pas de nouvelles armures à mémoriser. Sol dorien a les notes de Fa majeur, et La mixolydien, celles de Ré majeur.